LES ARTISANS II - Les vanniers

LES VANNIERS


L’osier se coupe à l’entrée de l’hiver pour être trié par grandeur (80, 100, 120 cm) et mis en bottes de 30 cm de diamétre environ. Au printemps, les bottes sont dressées dans des bacs remplis d’eau à 15 cm ou dans des trous d’eau. En avril-mai, après la montée de la sève, le vannier épluche (save) les osiers avec un savou (sorte de bâton à demi fendu). On parle de 80 sortes d’osier. A La Loye, on utilisait l’osier sauvage dit Sainte-Reine. Avec les branches flexibles d’osier, de saule ou de bourdaine, les vanniers tressaient des paniers, des vans, des vanottes ou cabuchons (pour faire gonfler la pâte à pain avant d’enfourner). Ils habillaient aussi les bonbonnes. Ils effilaient également les jeunes pieds de chêne ou de frêne et fendaient les branches de noisetier pour réaliser les côtes ou les hottes.

 
Photo du DVD de Bernard Bellevret


 Ils savaient encore tresser la paille de seigle pour en faire des récipients à grains, à farine ou à œufs sans oublier les ruches en paille. Par rapport aux paysans, ils étaient marginaux, habitant dans de petites maisons à l’écart. Vivant de peu, aux premières heures de la matinée, ils avaient déjà assez confectionné de paniers pour vivre le reste de la journée comme ils l’entendaient. Aujourd’hui, l’école nationale de vannerie se trouve à Fayl-Billot en Haute-Marne, à la limite de la Haute-Saône.  

Cf aussi La Racontotte N° 71, 73…. Articles de Jean-Marie MICHELAT
Cf La chanson du vannier. Auteur : André Theuriet (1833-1907). Compositeurs : César Franck, Francis Thomé, etc